L'
Europe occidental ne connait pas de plus beau site naturel de pierres que les
chaos du Huelgoat et ses environs .Elle ne connait pas de plus beau site de
pierres levées que les alignements de Carnac et du Huelgoat.
La recherche du roi Artur dans les futaies sauvages de la forêt de Huelgoat constitue une quête des plus gratifiantes, même si l'image qui s'y dévoile en est assez inattendue.
Le légendaire du lieu est des plus riches, où se mêlent Hok-bras,le diable, la Vierge, les fées, la princesse Dahut ou Ahés , Merlin ou encore des carriers impies engloutis sous les chaos rocheux, et dont le travail souterrain se signale par des coups sourds venus des profondeurs.
Mais le site le plus spectaculaire, sur un sommet dominant les bois, est le "Camp d'Artus", vaste oppidum gaulois que protège un rempart construit selon la technique du murus gallicus (remblai maçonné sur une armature intérieure de poutres croisées), Les légendes qui s'y rattachent ont été notées par Cambry à la fin du XVIIIe siècle: "la tradition conserve dans ces lieux le souvenir de l'énorme château d'Artus ; des rochers de granit entassés donnent l'idée de ses vastes murailles.
On doit y trouver des trésors gardés par des démons, qui souvent traversent les airs sous la forme d'éclairs, de feux follets, en poussant quelquefois des hurlements affreux; ils se répètent dans les forêts, dans les gorges du voisinage.
source de Bretagne Celtique de Marc Déceneux (édition du Télégramme)
.Dans le livre Gargantua dans les traditions populaires de Pierre Sibillot écrit en 1883, l'auteur ne cite pas aucune légende d'un Gargantua huelgoatain mais celle du Géor de Saint Herbot et celle du Hok-bras du Huelgoat
La légende du Gargantua huelgoatain est en fait un plagia , un copier et coller d'une légende du Léon qu' on retrouve dans ce livre de Sibillot. Elle a été inventée et écrite par des notables locaux pour les brochures touristiques sur Huelgoat de la Belle-Époque
Les notables républicains d' avant 1914 sont à l'origine de la légende de Gargantua ,elle était plus présentable pour l'image touristique de la ville que celle de la malédiction de saint Herbot ou celle du Serpent de sainte Victoire contaminées par le christianisme et les vieilles superstitions des bouseux bretonnants
La légende dorée de Sainte Victoire au Huelgoat (la sainte patronne huelgoataine vénérée autrefois ) est toujours occultée depuis 150 ans Je demande pourquoi?
Sainte Victoire était encore vénérée lors du pardon des Cieux en 1857 et elle a son bas-relief de son martyr dans la chapelle Notre Dame des Cieux qu' aucun érudit ne pouvait pas donner un nom de cette martyr .J' ai deviné en 2008 le vrai nom à cette martyr de ce bas-relief de la chapelle , sainte Victoire et je suis le découvreur de la légende de cette sainte vénérée autrefois au Huelgoat lors de mes recherches sur le Web , je l'ai déniché sur des sites en langue italienne .La légende d'un dragon qui vivait dans une grotte, qui empestait mortellement les environs et qui fut chassé grace à notre sainte Victoire. Après son martyr,elle fut enterrée dans un tombeau dans cette même grotte du dragon ). Elle a été repris depuis par .http://kergranit.free.fr/Textes/Le%20Huelgoat.htm
Elle se réfère au vrai mythe des divinités souterraines liées à l'eau et à la pierre tel sont le Serpent celtique. la Vouivre et le dragon des légendes chrétiennes ). Elle ressemble à si méprendre à la légende fondatrice du diocese du Léon au détriment de la civitas des Osismes ,celle du combat du dragon et de saint Pol de Léon.
Le groupe d’intérêts des commerçants des nouveaux arrivés au Huelgoat a été à l' origine en août 2009 d' un spectacle son et lumière au théâtre de verdure ( la colère de Gargantua) et d' une nouvelle légende de la malédiction des pierres .La création du chaos du Saoulec serait due à la colère de ce géant toujours à cause d' une histoire de grande bouffe non servie par les habitants. Gargantua aurait en fait le contraire à ce qu'il a voulu en punissant la paroisse de cet affront par un amoncellement de pierres,mais ce fut une bénédiction et un don salutaire pour les huelgoatains leurs permettant ainsi de travailler du touristique.
Savez vous que le chaos du Saoulec et la roche tremblante avaient failli disparaître. Ce site aujourd'hui touristique était une carrière de pierres une propriété privée exploitée par des Huelgoatains jusqu'en 1903 .
L' écusson sur le socle du calvaire de la croix neuve
Dihasta Poullaouen c'est dans le sens d'assagir les filles de Poullaouen ( de gast putain) ".Ce dicton n'est pas si ancien que ça , il date de la fin du XVIII siècle du temps des mines. il se référé à ces femmes émancipées de la tutelle des hommes et des prêtres qui n'avaient que seul salaire leur travail aux casseries et laveries à Poullaouen .Elles sont à l' origine en 1767 de la première grève du monde ouvrier féminin .Elles n'ont pas craint de tenir tête 6 semaines à une direction intransigeante ,et elles ont gagné .Le droit de grève excitait et était toléré dans l'ancien régime. C'est la Révolution-Française qui l'aboli.
réf Monange "Une entreprise industrielle au XVIII siècle . Les mines de Poullaouen -Huelgoat 1972.
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PIERRES DE GÉANTS Un dicton de Cornouaille prétend qu'enlever les pierres de Berrien est parmi les quatre choses impossibles à Dieu. Tri zra n'hall ket an Aotrou Doue ober: Diveinañ Berrien (pe kompezañ Brazparzh) Diradeniñ Plouie Ha dic'hastañ Poullaouen Trois choses que Dieu ne peut faire: dépierrer Berien, (ou aplanir Brasparzh), défougérer Plouie, et députasser Poullaouen Par Berrien, disons tout de suite qu'il faut, bien sûr, entendre Huelgoat qui lui fut longtemps rattaché. Ainsi donc les Bretons mettaient en doute la toute puissance de Dieu pour enlever tous ces monstres de pierres qui émergent des bois, des landes et des prairies, qui se sont assemblés en chaos et entassés dans les vallées pour faire dire un chant rocailleux à l'eau de la rivière. Mais leur vieux paganisme doutait moins de la force de Gargantua, ce héros celtique bien antérieur à Rabelais. Lors de sa venue dans ce coin de Cornouaille; Gargantua ne s'était vu servir dans une ferme que de la bouillie de sarrasin. Furieux d'un si triste repas, il passa bien vite en terre léonarde et pour se venger lança, vers ce pays d'Huelgoat, tous les rochers qu'il rencontrait sur sa route jusqu'à la mer. C'est pourquoi les terres du Léon sont si fertiles et celles de. Haute Cornouaille si pauvres et caillouteuses. Avant de partir, Gargantua avait signé son passage : un rocher a gardé le concave des formes charnues du géant. Là se trouve la fameuse Roche Tremblante, pierre d'épreuves et de consultations qui oscille lentement par une simple pression du dos.. . Selon les petits guides qui vivent tout l'été dans le chaos comme une bande de lutins malicieux, il y aurait eu querelles de clochers. Les bourgs de Berrien et de Plouyé, jadis, s'en voulaient à mort. Et non seulement les paroissiens mais aussi leurs recteurs, ce qui est fort mal pour des gens d'église. Ils s'en voulaient à tel point, que ces derniers, de leur paroisse respective, en vinrent à se bombarder à coup de rochers. Ils avaient trop présumé dex leurs forces et les pierres tombèrent à mi-route sur la paroisse d'Huelgoat formant le Chaos du Moulin. Mais, explique-t-on : le recteur de Plouyé avait un tir plus long. Aussi la rive de Berrien est-elle plus profondément parsemée de blocs que celle de Plouyé. Là se trouve la fameuse Roche Tremblante, pierre d'épreuves et de consultations, qui, à un endroit précis, tel un déclic magique, oscille lentement par une simple pression du dos. Le vieil homme, qui fait rouler sa pierre verte et moussue à souhait, officie avec le sérieux d'un fabricien de pardon. Tous ces rochers ont été le berceau de légendes à géants, tel ce Hok Braz, qui venait y jouer tout enfant. A trois ans, il avait déjà plus six pieds et comme il n'était pas encore baptisé, son père demanda à sa tante d'Huelgoat d'être sa marraine. Hok Braz marchait comme un homme et la tante n'eut pas la peine de le tenir sur les fonts baptismaux. Hok Braz fut gentil, mais, lorsque la tante lui mit du sel dans la bouche, il toussa si fort que le bedeau fut jeté contre un pilier où il se fit une jolie bosse à la tête. Et Hok Braz de rire de si bon cœur que tous les vitraux de l'église volèrent en éclats. BERNARD DE PARADES Hok-bras: Le publicateur du Finistère ,n° du 5 septembre 1874 conté par Jakou -ar-gall de Botmeur. LE CHAOS D'HUELGOAT
ARRONDIS, façonnés de vieillesse, les rochers d'Huelgoat poussent à pleins prés et pleine forêt. Ils sortent de la terre et se vautrent comme des bêtes couchées. Tantôt seuls, tantôt en chaos amoncelés, ils appellent une question. Mais ne croyez pas les petits guides lorsqu'ils vous assurent que « c'est l'eau de ruisseau tari, ils vous affirment que « l'eau est partie chercher d'autres pierres ». Pour entrevoir la vérité, vous imaginerez plutôt un commencement du monde à la mode bretonne. Au temps où le créateur brassait le granit en fusion, dans cette pâte qui ressemblait à quelque mauvaise bouillie de blé noir,. il s'était produit des grumeaux. Le Yod gwiniz du a refroidi et les années y ont mis les dents, crachant de temps à autre des imperfections de cuisine. BERNARD DE PARADES « Gargantua, revenant de Paris, poussa jusque dans le Léonnais, où il reçut l'hospitalité la plus digne. Partout on couvrit sa table des mets les plus recherchés et les plus abondants. Pour lui on décrochait les jambons, les andouilles. En son honneur on perçait les tonneaux.« Chez les Cornouaillais, au contraire, on ne lui avait offert que des crêpes et de la bouillie, mets trop peu réconfortants pour un estomac tel que le sien. Alors sur la surface du Léonnais, existaient de gigantesques montagnes qui gênaient les habitants. Indigné du peu de courtoisie des Kernéwotes, le fils de Grand-gousier et de Gargamelle, un jour qu'il jouait aux petits palets, leur jeta les pierres qui couvraient le sud du pays de Léon et les éparpilla depuis Plougastel jusqu'à Huelgoat. La fertilité du littoral du Finistère, depuis le Conquet jusqu'à Saint-Jean-du-Doigt, devint ainsi la récompense de l'accueil qu'ils avaient fait à l'illustre voyageur. »(Levot, d'après M. J. E. Brousmiche, Annuaire de Brest, 1866). Un jour que Gargantua se trouvait à Roscoff, il eut soif, et s'étant penché pour boire sur le bord de la mer, il avala deux vaisseaux, l'un français et l'autre anglais, qui se battaient et qui continuèrent à tirer le canon dans son corps II eut faim et avala tout ce qui lui tomba sous la main en blé, légumes, etc ; mais comme tout cela était vert, il lui prit un grand mal de ventre, et il conchia tout le pays ; c'est depuis ce temps que les environs de Roscoff sont devenus si fertiles. (Conté par M. Th. Pilven, qui l'a entendu dire à une de ses bonnes, bretonne illettrée). Les bœufs de Saint Herbot Saint Herbot avait commencé par s'établir à Berrien sur les pentes de la rude montagne de l'Arrée. Sa prédication captivait tant les paysans qu'ils en oubliaient de travailler leurs terres. Du moins leurs femmes le prétendaient. Quoi qu'il en soit du vrai, elles menèrent au saint une vie impossible. On lui vola les pauvres vêtements qu'il mettait à sécher, on parla de faire flamber sa hutte, on alla même jusqu'à jeter des pierres en criant des injures. Herbot qui avait patienté longtemps, finit par s'emporter : « Que la terre de Berrien ne produise plus que du caillou ! Que Dieu même dans sa toute puissance fasse qu'on n'en puisse arracher les pierres ! » Et, sans se retourner, Herbot partit, laissant derrière lui des rochers semés par toute la campagne... Il arriva bientôt aux lieux où il devait se fixer jusqu'à sa mort et commença à bâtir son « penity ». Il lui fallait un attelage. « Allez à mon troupeau, lui dit le maître du Rusquec, je vous donne deux bêtes à votre choix. » En fin connaisseur, Herbot choisit deux magnifiques bœufs, parmi les plus beaux. On dit qu'ils restèrent attachés au saint tout le temps de sa vie, tant et si bien qu'à sa mort ils ne voulurent se tenir ailleurs qu'auprès de son tombeau. Ils ne quittèrent ces lieux qu'à la. suite de ce que je vais vous dire. Une coutume s'était établie qu'on pouvait venir prendre les bêtes pour les labours, le matin au lever du soleil... « Mais à une condition, Jean-Marie, c'est que tu les ramènes avant le coucher du soleil!,! » Or, un jour, il y eut un Jean-Marie si acharné au travail qu'il vint prendre les boeufs avant l'aurore, et ne les reconduisit qu'une heure après que la nuit fut venue. Le lendemain, les bêtes avaient quitté le tombeau de saint Herbot pour ne plus revenir. Certains affirment que dans les nuits noires deux grands bœufs lents errent dans la campagne en meuglant. Mais personne, jusqu'ici, n'a pu les approcher. Y-P Castel ( Légendes dorées des saints bretons Editions de Jos Le Doré 1960 ) |