L' ordonnance  de Du Guesclin

En 1380 ,Jean IV de Bretagne reçut le sermon de fidélité de Eon de Kermellec comme garde du chateau du Huelgoat " durant le bon plaisir de son maitre " ,et comme châtelain à vie des châtellenies du Huelgoat et de Châteauneuf-du-Faou .Les deux charges n'étaient pas identiques.

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Conflit avec Charles V

Si le traité de Guérande clos le problème de la succession, il ne règle pas le contentieux franco-breton. La noblesse bretonne tend à la neutralité après le long conflit qui a déchiré le duché. Mais, Jean IV, a des accords à respecter et s'il épouse une sœur puis une belle-fille du Prince Noir, il temporise pour accepter le traité d'alliance qui était prévu dès 1362 avec le roi d'Angleterre. Charles V mène une reconquête patiente de tout le territoire français. En 1369, dès le début de la reconquête, des renforts anglais (400 hommes d'armes et 400 archers) conduits par les comtes de Pembroke et de Cambridge débarquent à Saint-Malo et rejoignent le Poitou et la Guyenne après avoir recruté quelques compagnies[23]. L'alliance finit par être ratifiée à la réprobation de la noblesse bretonne alors que 300 archers et 300 hommes d'armes anglais ont débarqué à Saint-Mathieu-de-Fineterre en 1372[23],[24]. Aussitôt une troupe française commandée par deux Bretons (Bertrand du Guesclin et Olivier de Clisson) entre dans le duché provoquant le rembarquement précipité des Anglais[25].

En mars 1373, c'est une véritable armée qui débarque à Saint-Malo: 2 000 hommes d'armes et 2 000 archers sous les ordres du comte de Salisbury[25]. Pour une telle opération l'accord du Duc est indispensable. C'est un casus belli et Charles V donne l'ordre d'attaquer. Son armée entre en Bretagne avec l'appui d'une bonne partie de la noblesse qui s'enrôle massivement sous la bannière de Bertrand du Guesclin. Le connétable avec 14 000 hommes marche droit sur Rennes, Fougères, Dinan, Saint-Brieuc, Morlaix, Quimper, Vannes, Josselin[24]... En deux mois la quasi-totalité du duché est occupée : à la Saint-Jean, les Anglais balayés ne tiennent plus que Brest, Auray,Bécherel et la forteresse de Derval. En disgrâce, Jean IV se voit interdire l'accès de ses châteaux par ses propres sujets[24]. Il quitte la Bretagne dès le 28 Avril. Il revient en France avec le duc de Lancastre pour une chevauchée partie de Calais qui, confrontée à la tactique de la terre déserte, se termine en fiasco[25]. Le duché de Bretagne est confié à Louis d'Anjou[24].

En 1375, Jean IV débarque à Saint-Mathieu-de-Fineterre avec 6 000 hommes sous le commandement du comte de Cambridge[26]. Le succès et rapide mais éphémère: à peine la trêve de Bruges signée entre Français et Anglais que les troupes anglaises quittent la Bretagne et que les places bretonnes retournent à la France[26]. Jean IV doit retourner en Angleterre.

Il revient définitivement en 1378. Les Anglais repoussés par la reconquête menée à bien par Charles V ne contrôlent plus que quelques ports tels Calais, Bordeaux, Bayonne. En revanche, ils gardent le contrôle de plusieurs places fortes en Bretagne et en particulier Brest et d'où ils mènent des attaques répétées sur Saint Malo. La prise d'un nouveau port est inacceptable pour Charles V. Aussi le roi décide de confisquer le duché par un jugement rendu par la cour des pairs le 18 décembre 1378[27]. Louis Ier d'Anjou est nommé lieutenant du roi en Bretagne[28]. Cette confiscation, qui écarte définitivement la branche des Penthièvre de la succession au trône ducal, s'avère une grave erreur politique pour le roi. En avril 1379, la noblesse bretonne, autrefois divisée entre Montfort et Penthièvre, se constitue en ligues patriotiques à travers toute la Bretagne. Les grands nobles bretons, autrefois aux côtés du roi, rejoignent le parti du duc. Des envoyés bretons partent en Angleterre, pour discuter avec Jean IV et probablement son neveu Jean de Bretagne, toujours emprisonné. Jeanne de Penthièvre elle-même se range du côté de Jean de Montfort[29]. Ils constituent une ligue qui met sur pied un gouvernement provisoire et rappelle Jean IV. Le gouvernement est formé de 4 maréchaux et de 4 responsables des affaires civiles dont la mission prioritaire est de lever des fonds (via une taxe de 1 franc par foyer) pour organiser une armée destinée à défendre le duché[30]. Jean IV débarque le 3 août 1379 sur la plage de Saint-Servant (Saint-Malo étant aux mains des Français), accueilli par une foule enthousiaste[29] [31]. Charles V ne peut que constater la volonté d'autonomie du duché et sait que sans l'approbation de la population, une conquête militaire n'aurait aucun résultat à long terme[28]. Il préfère donc négocier. Il décède avant la fin des tractations et ce sont ses frères qui signent le deuxième traité de Guérande qui reconnaît Jean IV comme duc de Bretagne, contre l’hommage prêté au roi de France, le versement d’une indemnité de 200 000 livres et le renvoi des conseillers anglais, stabilisant les relations franco-bretonnes[29].

Résolution du conflit r]

Ayant bien perçu que le duché souhaite la neutralité dans la guerre de Cent Ans, Jean IV s'attache à développer un état moderne et fait prospérer la principauté. Il a de meilleurs rapports avec Charles VI et le régent Philippe le Hardi, et gouverne son duché en paix, mais doit faire face à la rébellion d'Olivier de Clisson. Il parvient à racheter la place de Brest aux Anglais en 1397.